« On ne répare pas l'irréparable n'est ce pas ?

Elle a fait claquer cette vérité comme claque un coup de fouet dans l'air, elle m'a fait comprendre, elle m'a fait entendre que j'étais brisée, plus que l'imaginable accepte, plus que le monde peut l'accepter. Rien ne me réparera jamais, jamais, je serais toujours un miroir brisé, fêlé, qu'un jour, j'irais mieux, qu'un jour, cela s'améliorera, mais que jamais plus je ne serais comme avant, ni ma vie, on trouve l'amour autrement,on s'en satisfait autrement, avec d'autre personnes, mais je serais toujours la personne que tu as involontairement anéantie, et je qui ne se relèvera jamais totalement. On ne répare pas l'irréparable. Douloureusement mais intensément vrai, elle m'a mit une claque en me disant cela, j'ai réalisé que c'était fini, que je devais avancer, parce que même déchirée, la vie continue, et que je vie encore, que je le veuilles ou non, je suis toujours vivante, mais cette phrase, c'est comme si on reconnaissait la blessure dont je souffre, c'est la reconnaissance de cette plaie si grande, que jamais rien ne pourra la guérir ni la faire oublier. Elle est si douce quand elle me parle, elle est prête a me laisser le temps, elle semble comprendre ce besoin de pleurer encore et encore, ce besoin de rester enfermé sur soi, cet empêchement de se bouger, de bouger. »