« Je vais bien. Enfin, je crois, c'est ce que je dis aux autres, en même temps que je diminue doucement mes médicaments, et que mon bonheur chimique s'évapore doucement. J'aimerais emmurer mon cœur, pour n'avoir plus jamais a trembler devant des sentiments, devant quelqu'un. T'oublier, m'évader. Ils sont plusieurs a vouloir que je me sente comme quand j'étais avec toi, entière, sans manque, sans peine. Alors, je leurs fait croire qu'ils me comblent entièrement, ce qui est totalement, complètement faux. Mais ça leur fait du bien, et je ne te laisserais plus jamais blesser personne, je ne me permettrais plus de faire du mal quand ton nom franchi mes lèvres, même s'il ne le quitte jamais, je le murmure désormais, il ne sonne plus que dans ma tête, il ne frappe plus que mon cœur, il n'y a plus que mes yeux qui froncent à ton évocation, et ceux de personne d'autre. Et peut être que, a force de convaincre les autres que je vais bien, j'arriverais a me convaincre moi que je vais bien, et alors j'irais mieux. Tu me manques. »